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FAUNE CONTEMPORAINE des artistes ayant décoré les grottes ornées ( Gibiers chassés )

Ber Dranreb
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LA FAUNE CONTEMPORAINE 

des artistes ayant décoré les grottes ornées

de 32 500 ans à 19 000 ans Av-J-C environ 

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LA FAUNE CONTEMPORAINE 

des artistes ayant décoré les grottes ornées 

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Echantillons de la FAUNE CONTEMPORAINE 

des artistes ayant décoré les grottes ornées 

de 32 500 ans à 19 000 ans Av-J-C environ

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Dans cet inventaire, non exhaustif, nous développons une description un peu plus détaillée des animaux les plus représentés dans les décors des grottes " ornées " ; essentiellement des mammifères qui étaient susceptibles d'être chassés par les hommes auteurs de ces admirables dessins ou gravures . 700 générations ( estimées ) nous séparent de ces êtres humains si peu différents de nous morphologiquement et intellectuellement .

Nous avons adopté un classement alphabétique, en insistant sur la description de l'éventuelle descendance de ces animaux, sur les lignées contemporaines qu'ils ont engendrées, et que nous pouvons contempler de nos jours .

Ceci venant compléter les articles que nous avons rédigé ( et rédigerons ) sur les différentes grottes ornées que nous avons visité ou approché .

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ou en adoptant une visite ciblée en CLIQUANT SUR LES LIENS ALPHABETIQUES ( ci-dessous )

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AUROCH

BISON

BOUQUETIN

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propriété de www.goelandmedia-prod.fr © et de bj photos ©  - ouvrages ayant inspirés nos textes : Cosquer la grotte inattendue ( Romain PIGAUD - Luc Vanrell (c) ) - Lascaux ( Mario Ruspoli (c) ) - Textes inspirés de différences sources du web, Site PERSEE © - offices de tourisme, ainsi que d’archives personnelles et d’enquêtes sur place .sous copyright goelandmedia.prod@gmail.com © - propriété de http://www.goelandmedia-prod.fr © -  Photos et textes sous copyright ©  - mise à jour de MAI  2023  -

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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L' AUROCH

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Ce puissant bovidé, ancêtre de nos bovidés domestiques et proche parent des « Taureaux de Combat « ( « TORO « - Espagnol ), est très présent dans les habitudes alimentaires des chasseurs du Paléolithique ( 52 fois représenté à Lascaux ), il apparaît une fois sur les parois de la GROTTE COSQUER
Plus proche de nous, CÉSAR ( 1er siècle Av-J-C ) le cite sous le nom de « URUS «, fréquentant la forêt hercynienne gauloise ; Les Celtes ( GAULOIS ) chassent ce puissant Taureau, rapide et dangereux, de grande taille .  Sous les MÉROVINGIENS, beaucoup plus tard, sa chasse, en France, était réservée au Roi ; Clovis en était passionné et CHARLEMAGNE le cite dans ses récits de chasse . Au XVI éme siècle Ap-J-C , il est décrit comme un taureau plus grand que la normale, au poil long, aux cornes acérées, pointées en avant . Il est présent dans la
GROTTE COSQUER et connut à Lascaux comme le célèbre AUROCH NOIR . Le mâle est noir avec une ligne claire sur le dos, les vaches plus claires . Son régime alimentaire comprend glands, feuillage et bourgeons . Le loup l’évite et, l’homme laisse souvent sa vie dans la confrontation avec ce puissant animal . Son derniers spécimen a été tué en 1627 . Il a été reconstitué par croisements successifs de bovidés, aux caractéristiques rustiques et agressives, avec un certain succès .

Plusieurs réserves animalières en présentent des spécimens au public .

Présent dans tout l’ouest de l’Eurasie, l’auroch mesurait 2 m au garrot pour un poids de 1 300 kilos, gardant toutefois une grande agilité .

Plutôt animal de clairière, peu présent en toundra, c’était une proie difficile pour ces hommes contemporains . Les réactions violentes de son lointain descendant le « TORO ESPAGNOL », laisse imaginer que la capture d’un tel fauve devait être rarissime et souvent meurtrière pour les chasseurs .

Au XVI éme siècle , un noble polonais signale l’animosité existant entre bison et auroch dans les réserves, ce qui semble confirmer que dans la nature ils ne fréquentaient pas les mêmes espaces ( hypothèse difficile à vérifier ) ?

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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LE BISON

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Présent dans les gravures de la GROTTE COSQUER , il est aussi présent dans de nombreuses grottes ornées ( Lascaux, Altamira et Niaux , par exemple ) .

Qualifié par le grand naturaliste Robert Hainard de « l’Animal le plus majestueux de notre faune terrestre . . . © « .Le Bison représenté dans les grottes est le bison « PRISCUS «, haut de 2 m, portant une énorme bosse au garrot ; des cornes plus longues que les bisons « actuels «, une barbe proéminente au menton, une fourrure épaisse brun noirâtre en hiver ; adapté aux steppes froides, le développement de la forêt dû au réchauffement climatique l’a fait disparaître . . . Seul le bison forestier « moins imposant resta présent en France jusqu’au VII éme siècle en gaule, il disparut sous les coups des chasseurs MÉROVINGIENS . Ses derniers spécimens furent massacrés, peu à peu, le dernier fut tué en Prusse Orientale en 1755 . Un troupeau résiduel survécut en Russie ( forêt de Bialowieza, actuellement en Pologne ), entre 1914 et 1918 ils furent tués ( famine humaine ? ) , seuls 40 avaient survécus .

En 1929, la Pologne enfin indépendante, en réintroduit dans un enclos . En 1938, essentiellement, il en restait 35 en Allemagne et 30 en Pologne . La plupart des survivants furent croisés avec des bisons du Caucase et d’ Amérique . Seuls, dans un enclos ceint par un mur de 16 kilomètres, 93 individus de race pure survivaient en 1947 . Plus de 50 % des bisons présentés comme « Bisons Européens « sont de sangs mélangés ( Bison Bonassus ) .

Caractéristiques et moeurs

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D’un poids de 1 000 kg pour les grands mâles, d’une grande agilité et rapidité il ne craint pas les terrains accidentés . Il galope, tête baissée, et peut faire des bonds de 3 m . Il aime les marais, nage parfaitement, mais se réfugie en terrain sec l’hiver . Pour sa sécurité son ouïe et son odorat affûtés rendent son approche très difficile . Il reste méfiant, dangereux et quasi impossible à domestiquer . En troupe de 20 à 30 « vaches « et veaux, ses prédateurs restent les loups, l’ours et le Lynx ; les mâles ne rejoignent les femelles que pour le rut .

Durant le « Paléolithique « aux prédateurs, déjà cités s’ajoutaient, lions , panthères mais surtout les hommes ; devenus très dangereux en cas de blessures, les chasseurs devaient les attaquer par surprises ou les piéger dans des fosses . Pour les hommes de cette époque le bénéfice était 400 à 500 kg de viande facile à fumer, une grosse quantité de graisse ( huile à lampe, imperméabilisant ), des os à moelle, des os combustibles, de grande quantité de peau . Probablement divinisé ( hypothèse ? ) , artistes et chamanes auraient propagé son culte entre 17 000 et 13 000 Av-J-C .

De nos jours plusieurs réserves naturelles Françaises, élèvent des " bisons d' Europe ", ou prétendu tel, participant à sa sauvegarde . D'autres éleveurs élèvent, quant à eux, des bisons d'origine nord Américaine .

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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LE BOUQUETIN

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Le BOUQUETIN ( rupicapra Ibex Linné )

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Le BOUQUETIN est, semble-t-il, après le cheval, l’auroch, le Bison est le cerf, le cinquième animal recensé à Lascaux ; à la GROTTE COSQUER, on en dénombre 34, certains stylisés, illisibles pour un profane, d’autres peints ou gravés . Les plus anciennes représentations connues remontent à l’aurignacien à plus 30 000 ans Av-J-C . Il est représenté dans de nombreuses grottes ornées ( citons par ex : Pair-non-pair- Gironde, Cougnac, Lascaux, Niaux – Ariège, rouffignac – Dordogne ) ; plus rare au paléolithique, il semble être un animal accessoire, représenté marginalement .

De nos JOURS

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Présent de nos jours, Le Bouquetin a peu changé depuis les temps où les glaciers l’avaient chassé de ces « chères montagnes « où il est retourné, pour notre plus grand plaisir . Certainement « Théorisé « une corne de bouquetin figure dans la main de la « Vénus de Laussel « ( représentation d’une déesse mère ? ), sculptée sur un bloc rocheux . Cette hypothèse de fuite devant les glaciers et de retour en altitude est de nos jours majoritairement admise .

LE MÂLE

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Le mâle est un animal trapu, musculeux ; c’est un athlète pesant de 75 à 100 Kg, long de 1,40 m à 1,55 m, haut de 0,67 à 0,85 m au garrot . Il est tout en rondeurs, avec une encolure puissante et une nuque bossue . Ses pattes courtes, fortes, se terminent par des sabots complexes alliant 2 doigts cornées, véritables crampons, à des parties charnues et adhérentes ( véritables chaussons d’escalade ), pour l’ hiver, il est pourvu d’un troisième doigt un peu plus haut sur la patte, crampon supplémentaire mordant la neige et évitant les glissades en descente .

BOUQUETIN - goelandmedia.prod@gmail.com ( c ) - EURASIE ( Alpes et Pyrénnées  )
BOUQUETIN - Bj-Photos ( c )

Supérieur au chamois, acrobate incomparable, le vide est son territoire, il se précipite dans l’abîme se jetant des quatre pattes contre le roc, s’agrippe des pattes avant et utilisant sa tête comme balancier saute l’obstacle . 
Son crâne est large, portant jusqu’à 15 Kg de cornes, ses yeux très écartés . Ses impressionnantes cornes, semi courbes, peuvent atteindre 0,90 m . Les 
combats des mâles se heurtant frontalement dans un bruit audible à des kilomètres, sont impressionnants au moment du rut .
Un naturalistes ( D.Burckardt © ) témoigne avoir entendu le bruit de 178 chocs en 25 mn audibles à plus d’un kilomètre ; les duels durent parfois 24 h . Hors les période de rut, les mâles vivent en hardes d’une vingtaine de 
têtes, sous l’autorité de quelques patriarches barbus . Ils séjournent très haut ne descendant que rarement au dessous de 2000 m limite supérieure de la forêt . Ils peuvent être agressif au moment du rut, quelques rares accidents mortels ont été signalés ( impliquant des hommes imprudents ) . 
Parmi, les événements étonnant, quelques accouplement de Bouquetin avec des chèvres domestiques ont été relatés . 

Les JEUNES et les FEMELLES ( Etagnes )

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La femelle est nettement plus menue, elle dépasse rarement les 50 Kg, elle a la silhouette d’une chèvre . Son pelage est fauve clair, son ventre blanc, ses flancs plus foncés, noirâtres . Très tôt, les jeunes font l’apprentissage du vide, suivant leur mère, quelques jours après leur naissance sur des vires vertigineuses ; puis, quelques jours plus tard, lors de leurs jeux, se précipitant du haut de rocs verticaux en ne les effleurant que sur d’invisibles prises, de loin en loin .

SON AVENIR estimé de nos jours

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Le déclin du bouquetin moderne a commencé au XVI éme siècle, puis la généralisation des armes à feu et une chasse déraisonnable et un braconnage intensif l’amènent à deux doigts de l’extinction à la fin du XIX éme siècle .
Paradoxalement, c’est un grand chasseur, « Victor Emmanuel Roi d’Italie « qui en avait introduit et protégé quelques couples dans ses réserves de chasse ( Valsavaranche ), participant, sans s’en douter à leur sauvegarde . 
En 1923, 3 865 bouquetins y prospéraient .

BOUQUETIN - goelandmedia.prod@gmail.com ( c ) - EURASIE ( Alpes et Pyrénnées  )
BOUQUETIN - Bj-Photos ( c )

Hélas, sous peine de famine, les maquisards anti-fachistes, durant le 2 éme conflit mondial durent les chasser ramenant leur population à 419 en 1945 . Très tôt protégé, ses effectifs explosent depuis sur tout l’arc Alpin et dans les massifs espagnols, leur effectif estimé récemment sont de 50 000 en Europe dont 11 000 en France .

Un danger existe toutefois pour l’espèce, c’est, pour son malheur, sa propension à servir de réservoir aux germes de la « BRUCELLOSE « , la transmission de la maladie au bétail, puis à l’homme, a induit une campagne d’éradication du bouquetin dans le massif du borgy ( plusieurs centaines de têtes abattues ) . . . Il reste sous surveillance .

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LIEN vers un article plus détaillé sur le BOUQUETIN

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CHAMOIS

CERF ELAPHE 

CERF MEGACEROS

CHEVAL

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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LE CHAMOIS ( rupicapra rupicapa )

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Il peut paraître surprenant d'imaginer des chamois arpentant une steppe glaciale et plutôt sèche en bordure d'une méditerranée froide, plus basse de 130 m, où s'ébattent PHOQUES et PINGOUINS

C'est l'expansion des glaciers lors de la glaciation dites de WURM, qui a couvert d'une chappe de glace les zones montagneuses où le CHAMOIS se trouvent de nos jours . Ainsi déambulant sous les yeux des chasseurs magdaléniens, ils s'est retrouvé figuré en peintures ou gravures sur les parois des grottes ornées ; c'est le cas dans la GROTTE COSQUER où le CHAMOIS est présent durant " l'EPI-GRAVETTIEN ANCIEN de - 25 000 à - 19 000 ans Av-J-C . . .

De nos JOURS

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Présent de nos jours, Le CHAMOIS a peu changé depuis les temps où les glaciers l’avaient chassé de ces « chères montagnes « où il est retourné, pour notre plus grand plaisir .

Cette hypothèse de fuite devant les glaciers et de retour en altitude est de nos jours majoritairement admise à la fois pour le chamois et le bouquetin .

LIEN d'accès à notre article plus détaillé sur le CHAMOIS

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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LE CERF ÉLAPHE ( cervus elaphus Linné )

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LE CERF ÉLAPHE ( cervus elaphus Linné ) , est l’ancêtre direct de nos cerfs actuels ( très représenté à Lascaux ) . Quelques exemplaires gravés, sont signalés à la GROTTE COSQUER . Présentant de nos jours de nombreuses sous espèces, ce puissant cervidé fait de 1,20 m à 1,70 m de hauteur au garrot ; le mâle pèse autour de 250 kg . Ses immenses « bois « ( trophée ) peuvent peser jusqu’à 15 kilos . Sa teinte varie du gris brun ( presque noir ) au brun clair, voire fauve .

DE NOS JOURS

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Les faons ( jeunes ) sont fauves tachetés de blanc durant quelques mois . A l’age d’un an, les bois poussent sous la forme d’une « dague « plus ou moins longue, le jeune animal est appelé « daguet « .
Chaque année, en Mars, le cerf perd ses bois, et ils repoussent chaque fois plus ramifiés, gainés d’une peau veloutée ( le velours ) très vascularisée, qui nourrit les cellules formant les " bois " .

CERF ELAPHE - Goelandmedia.prod@gmail.com ( c ) - Eurasie
CERF ELAPHE - Bj-Photos ( c )


En Juillet, le « Velours « se dessèche causant d’insupportables démangeaisons, qui le force à l’arracher en frottant ses bois sur le tronc des arbres, causant parfois d’important dégâts à la végétation . Le cerf déambule alors avec des lambeaux de peau ensanglantée accrochés à ses bois . Immanquablement, chaque année le Cerf a un diverticule de plus s'ajoutant au nombre de ses « cors « de l année précédente . Les pointes ramifiées de la ramure du cerf se nomment, en effet, des «  Cors « ; et on estime l’age de l’animal à son nombre de « cors «, on parle de 10 cors, 12 cors, parfois plus .
Gaston PHOEBUS dans son traité de la chasse médiévale est intarissable sur ce sujet .


Moeurs et BIOTOPE, de nos JOURS

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Le cerf est un animal de clairières et de forêts aérées ; il broute l’herbe et occasionnellement des rameaux feuillus . On pense que c’est l’expansion de l’agriculture qui a obligé le cerf à se réfugier au coeur des forêts , mais poussé par la faim, même de nos jours, il sort pour brouter champs et prairies, causant parfois des dommages tels, que sur arrêté préfectoral, et sous l'autorité d'un " lieutenant de Louveterie ", sa chasse est organisée .


Il aime les hautes chênaies clairsemées, il se rencontre en plaine et en montagne ne craignant pas des reliefs accidentés . Agile, il ne craint pas le vide et ni les corniches étroites, à l’orée des forêts .
Il marche ou trotte, et ce n’est que pourchassé qu’il galope ; il nage parfaitement n’hésitant pas à traverser lacs et rivières .
Pourchassé il devient « athlète «, 60 km de parcours, ne lui font pas peur, il allonge ses sauts qui peuvent atteindre 14 m de long pour une hauteur de 3 m .

Il est pourvue d’une ouïe et d’un odorat affûtés ; très combatif en période de rut, il charge ses rivaux et les chocs frontaux s’entendent à 2 km . Rarement les deux mâles peuvent s’enchevêtrer et périr . Il n’hésite pas à frapper avec ses pattes avants et plus d’un imprudent photographe en a fait de douloureuses expériences . Les hardes parcourent un territoire de 70 à 80 km de diamètre, l’animal est territorial .
L’hiver herbes sèches, écorces d’arbres, sont son régime de remplacement . Il lui faut une nourriture abondante .

SES PRÉDATEURS

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Le loup, peut surprendre un jeune animal empêtré dans la neige profonde . Toutefois le carnassier se tient à distance des grands mâles . Faons et biches sont plus facile à dévorer pour lui, quand ils sont isolés .
Le lynx, à l’affût, très à l’aise dans la neige avec ses larges pattes, bondissant d’un arbre ou d’un rocher est un grand danger pour les jeunes, ses bonds peuvent atteindre 4 à 5 mètres . Accroché à sa proie, le félin occasionne des  hémorragies mortelles . Cervelle et foie sont ses mets préférés et loups et renards finissent de dévorer la dépouille résiduelle .

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( Cerf Elaphe )

SES REPRÉSENTATIONS picturales

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Souvent représenté dans les « grottes ornées « c’est surtout au «  Magdalénien « ( grotte de Lascaux par exemple ) qu'il est dessiné ou gravé ; il est figuré, en plusieurs gravures, à la GROTTE COSQUER .
Rare durant les étapes ou la steppe arctique descendait jusqu’au rives de la méditerranée, son expansion suit les effets des réchauffements climatiques sur la végétation ; la steppe devenu prairie, piquetée de bosquets, nourrit ses troupeaux de plus en plus importants .
Les « Humains Magdaléniens «, l’ont chassé pour sa viande, recherchant aussi ses bois tombés à terre ; Ces bois, très durs, débités de nombreuses façons, donnaient pointes de sagaies, propulseur et de nombreux objets gravés, les dents gravées servaient de parure et d’offrandes mortuaires .

Le Cerf était un gibier difficile à chasser pour nos ancêtres ; ils l’attaquaient en embuscades dans des endroits étroits ou sur des gués de rivières . L’hypothèse de filet ou de lanières, immobilisant les bêtes, a été émise, mais sans réelle constatation ; les biches gravides et leurs fœtus étaient souvent ciblées .   

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à NOS JOURS

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LE CERF MEGACEROS ( Megaceros Giganteus )

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le CERF géant ( Megaceros giganteus )

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Le Cerf Géant Mégacéros est probablement le plus grand mammifère à «  ramures «  qui est déambulé sur le sol de notre planète . 
Durant le « pléistocène « de la France à  l’Altaï et de l’ Italie à l’Allemagne, il a  promené ses « bois « gigantesques .
Ses bois ( ramure ) pouvaient atteindre une envergure de 3 m pour un poids maximum estimé de 74 Kg .
Sa silhouette est caractéristique, celle d’un cerf majestueux à la tête couronnée de bois ressemblant à des mains gigantesques dont les doigts ( andouillers , cors ) sont écartés .
Il était contraint par son imposante ramure à demeurer dans les grandes prairies glaciaires loin d’éventuels arbres où il se serait entravé . Certains auteurs estiment que nos ancêtres chasseurs, les refoulaient dans les bois, dans la phase ou la forêt commençait à coloniser la toundra ; l'animal handicapé par la dimension de ses bois, y était plus facile à affronter ( hypothèse ? ) .
Son régime alimentaire comprenait herbages et feuillages de buissons, en grande quantité .
Peu chassé par nos ancêtres, il est rarement présent dans les couches archéologiques fouillées à ce jour .
Mystérieusement, il figure toutefois, assez souvent dans les peintures pariétales des grottes  ornées . Pour lui, au moins, l’hypothèse de rites chamaniques « déifiant « les animaux, pourrait s’appliquer . Un rêve de chasseurs, en transe ou plein d’espoir pour une capture éventuelle . 
Présent à « pair-non-pair « ( Gironde ) et à « Cougnac « ( lot ) , et à la grotte Chauvet ( Ardèche ), par exemple, absent dans les animaux dessinés ou gravés à la GROTTE COSQUER .  

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MENSURATIONS

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Ce cerf géant atteignait une hauteur de 1,80 à 2 mètres au garrot, pour les mâles . Il s'agissait d'une espèce avec un fort dimorphisme sexuel ( différence entre mâle et femelle ), car les femelles étaient bien plus petites et plus graciles que les mâles ; de plus, elles étaient dépourvues de leurs bois impressionnants . On peut admirer une importante collection de squelettes de Mégaceros Giganteus au Musée d'histoire naturelle de Dublin en Irlande . 

Ces LIEUX de VIE
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                                   Ces cerfs géants ont survécu à quatre glaciations et vivaient surtout dans les toundras et les steppes ouvertes ; vraisemblablement dans des zones de prairies et de clairières maintenues déboisées par le broutage de nombreux troupeaux de mammouths, bisons, élans, rennes et autres aurochs et cervidés, et non dans des forêts fermées comme les cerfs européens et les daims aujourd'hui . Le cerf géant ne s'est pas éteint par la faute de ses bois, que d'ailleurs il ne portait qu'en automne et en hiver, à l'époque du rut . Il est parfois appelé « Élan d’Irlande «, pays où ses squelettes ont été trouvé en abondance .
L’ éminent spécialiste de l’archéo-morphologie, S.J. Gould, fait l'hypothèse que cet animal, ayant profité d'un niveau moins élevé de la mer à l'époque de la dernière glaciation pour envahir les îles Britanniques ; n'y a subsisté, qu'autant que le paysage n'était pas couvert de forêts denses, ce qui se produira après la fin de la glaciation .

Proportion des dimensions des bois,

en rapport de la taille des cervidés

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Chez les cervidés, la taille des bois du mâle est fonction de la taille du corps, selon une relation géométrique . . . 
Petits chez le chevreuil, les bois sont moyens chez le cerf et le daim et grands chez l'élan . 
Des paléontologues comme S.J. Gould ont calculé que les bois des cervidés croissent de façon allométrique, c'est-à-dire qu'ils augmentent plus vite que la taille du corps, 2,5 fois plus rapidement selon Gould, et la taille des bois du Mégalocéros est conforme à cette relation .

Des espèces insulaires naines comme Megaceros algarensis de Sardaigne, Megaceros cretensis de Crète ou Megaceros cazioti de Corse ont des bois beaucoup plus petits, plus semblables à celles des cervidés de leur taille . . .

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ASPECT de sa ROBE ( pelage )

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De l’étude des gravures pariétales qui nous sont parvenues, Il semblerait : 
- qu'en été, les poils étaient plus courts et de couleur brune, rougeâtre ou fauve ;
- qu’en hiver, avec la ramure pleinement développée, ils devenaient brun foncé sur le cou, les pattes et l'échine, tandis que la tête, le poitrail et le ventre étaient blancs ou jaunâtres . Sur les épaules s'étendait une zone plus foncée qui dessinait deux lignes latérales vers le cou, lignes qui se croisaient en formant un « collier » foncé au milieu du cou, et deux autres vers les flancs . . . Si tant est que les reproductions n’aient pas modifiées sa réelle apparence ( hypothèse ? ) .

 

SES PRÉDATEURS

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Les individus adultes n'avaient à redouter que le LION des CAVERNE, l'Homme de Néandertal, puis l’Homo sapiens ( nos ancêtres et nous ) . Les individus jeunes ou affaiblis pouvaient aussi être victimes des LOUPS, des hyènes et des OURS .

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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Le CHEVAL

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Il est l’Animal le plus représenté dans les grottes ornées, depuis 30 000 ans jusqu’à la dernière glaciation, on soupçonnent que de nombreuses races et sous races sauvages parcouraient les paysages contemporains des artistes préhistoriques .

D’après l’étude des ossements collectés et des peintures rupestres, l’espèce la plus fréquemment représenté est assez semblable au « CHEVAL DE PRZEWALSKI « découvert en Mongolie en 1881 ( réserve de 20 000 km² en Dsoungarie de nos jours ) . . .

De nos JOURS

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Menacé d’extinction, un programme de réintroduction l’a consolidé ; en France plusieurs dizaines de ces animaux sont élevés et réintroduits peu à peu dans leur pays d’origine .

Ce cheval, petit et trapu, a une tête épaisse, l’encolure puissante, les pattes courtes, sa crinière en brosse est toujours dressée ; épais l’hiver, son pelage laineux jaunâtre ou grisâtre devient plus fin l’été . Ses pattes peuvent être zébrée et une croix ( dites de Jérusalem ) peut marquer son encolure .

 

CHEVAL DE PRZEWALSKI de nos JOURS

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Menacé d’extinction, un programme de réintroduction l’a consolidé ; en France, plusieurs dizaines de ces animaux sont élevés dans des lieux discrets et réintroduits peu à peu dans leur pays d’origine .

Ce cheval, petit et trapu, a une tête épaisse, l’encolure puissante, les pattes courtes, sa crinière en brosse est toujours dressée ; épais l’hiver, son pelage laineux jaunâtre ou grisâtre devient plus fin l’été . Ses pattes peuvent être zébrée et une croix ( dites de Jérusalem ) peut marquer son encolure .

Une variété plus haute sur patte, le « TARPAN « ( Equus Caballus ) a probablement été à l’origine de beaucoup de chevaux domestiques . Ce tarpan a reculé jusqu’en Asie devant la déforestation, une variété forestière de cet animal a perduré quelques siècles en Europe . En 1593 certains de ces sujets sauvages ont été signalés dans les Vosges , réputés plus difficiles à voir et à approcher que les cerfs .

Les derniers spécimens ( XIX éme siècle ) ont été capturés en Silésie ; leurs descendants domestiqués sont les chevaux « Konigs « de Bilgoraj ( Pologne ) ; des animaux identiques ont été identifiés au pays de Galles ( Grande Bretagne ). Certains « POTTIOKS « ( ou Pottoks, chevaux 1/2 sauvages Basques ) montrent des ressemblances avec des Tarpans .

SA CHASSE

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Pour les chasseurs préhistoriques, la capture des chevaux devait être très difficile, agressifs, rapides, très endurants, ses ruades et ses morsures tenaient en respect tous les prédateurs, sauf les ours et les lions et panthères ; comme pour l’auroch, les techniques de chasse devait être des embuscades dans des endroits étroits . Certains spécialistes évoquent l’usage de « barrières de lanières, voire de « bolas « mais, ceci reste spéculatif, faute de restes identifiables .

La viande de cheval était consommée ainsi que sa moelle, la peau servait à confectionner vêtements, mocassins, lanières et besaces . Les crins servaient à confectionner des cordelettes, les dents, percées servaient de parures ( colliers ) .

Le Cheval est très représentés à COSQUER ( de même qu’à Lascaux et ailleurs ) .

Certaines silhouettes, frêles, à oreille pointue font penser à « l’ HÉMIONE « ancêtre asiatique, toujours existant, de notre âne actuel ; mais cela aussi reste très spéculatif . Non présent à Cosquer, ( signalé à Lascaux ) .

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LION des CAVERNES

 LOUP

 MAMMOUTH

OURS

OVIBOS ( Boeuf Musqué )

PHOQUES et PINGOUIN

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ACCES à nos ARTICLES sur la FAUNE

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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Le LION des CAVERNES ( Panthera spelaea )

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LE LION des CAVERNES

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Le lion des cavernes eurasiatique ( Panthera spelaea ) est une espèce disparue de grands félins du genre Panthera, qui peuplait l’Eurasie durant la seconde moitié du Pléistocène . Il regroupe plusieurs sous-espèces connues sous le nom de « lion des cavernes » .

Il a été l'un des plus importants prédateurs du Pléistocène moyen et supérieur . Probablement originaire d'Afrique, ancêtre du lion ( Panthera leo, Linnaeus ), il s'est installé en Europe avant de s'étendre peu à peu vers l'Asie, puis l'Amérique du Nord . Le lion des cavernes a disparu il y a environ 11 000 ans, en même temps que ses proies adaptées au climat steppique qui a pris fin lors du réchauffement climatique relativement rapide marquant le début de l'Holocène.

LION des CAVERNES - goelandmedia.prod@gmail.com ( c ) - préhistoire - Eurasie
LION des CAVERNES - Bj-Photos ( c )

Son extinction pourrait avoir été provoquée par le réchauffement rapide du climat lors de l'inter-stade dites du « Groenland 1 », intervenu il y a environ 14 700 ans Av-J-C., entraînant la disparition de ses proies . Les datations carbone, datent cette extinction en Eurasie entre environ 14 500 et 14 000 ans Av-J-C .

L'analyse phylogénétique d'os fossiles montre qu'il était nettement distinct et génétiquement isolé du lion moderne .

Apparence et mensurations

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Le lion des cavernes fut probablement l’un des plus gros félins de tous les temps . Certaines sources pensaient, sur la base de l'examen de la forme du crâne, que cet animal était plutôt apparenté au tigre, les analyses génétiques récentes sur l'ADN fossile ont montré que de tous les félidés actuels, c'est du lion moderne qu'il est en fait le plus proche .
Toutes les représentations des lions des cavernes sont gravées, peintes ou sculptées par nos ancêtres préhistoriques .

Les peintures de la grotte Chauvet ( Ardèche ) montrent des lions à queues touffues, de pelage uni fauve et à vibrisses ( moustaches ) . Aucun fauve n’est représenté orné d’une crinière, ce qui laisse penser : 
- que soit ce sont toutes des lionnes, soit que les mâles ne possédaient pas de crinière ; 
Les scientifiques, envisagent donc un gros félin à queue touffue, à pelage faiblement rayé et, pour les mâles, une courte crinière .

Les mâles devaient peser entre 250 et 320 kg ( chez les lions modernes, le poids varie entre 140 et 215 kg ), et les femelles, plus petites, près de 175 kg ( contre 110 à 170 kg pour une lionne moderne ) . Cependant, certains spécimens devaient atteindre une taille bien plus imposante, dont celui de la Roche de Solutré, où est conservé le crâne impressionant, d’un spécimen estimé à 1,42 mètre au garrot pour une masse de 500 kilogrammes environ .

Régime alimentaire et mode de vie

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Le régime du lion des cavernes était, à l'instar du lion actuel, carnivore, mais également nécrophage ( mangeur de carcasse ) . Il est admis que les lions des cavernes vivaient en petits groupes de quelques individus, comme nos lions contemporains . Prédateur dominant, il chasse comme principales proies :
- les, jeunes mammouths ( Mammuthus primigienus ), bœufs musqués ( Ovibos moschatus ), mégacéros ( Megaloceros giganteus ), antilopes saïga ( Saiga tatarica), bisons ( Bison priscus ) ou rennes ( Rangifer tarandus ) .
Ces derniers, les plus nombreux, devaient être sa proie principale . Aux environs de la
GROTTE COSQUER, les rennes n’étaient pas présents . 
Le Lion des Cavernes est donc contemporain des premiers humains modernes ( Homo sapiens ), pour lesquels il représentait une réelle menace . Il était aussi en concurrence avec l’ours des cavernes ( Ursus speleaus ) .

Plus gros prédateur lors des deux dernières périodes glaciaires, le lion des cavernes, était présent de l'Espagne à la Russie, en passant par de nombreux pays tels la France, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, la Suisse, la Grande-Bretagne, l'Autriche et des Pays de l'Est européen jusqu'à la plaine Russe et l'Oural .

Sa Disparition

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Le lion des cavernes a vécu entre − 100 000 et environ − 13 500 ans Av-J-C, succédant à " Panthera leo fossilis ", plus grand et adapté à un climat plus chaud .
Les rares derniers lions des cavernes ont probablement disparus suite au radoucissement climatique marquant la fin de la dernière glaciation, il y a environ 11 000 ans . 

La BREVE APPARITION du LION MODERNE
( En Europe )

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Le lion actuel ( Panthera leo ) arriva en Europe il y a environ 12 000 ans et en disparut entre 2300 et 1 900 ans Av-J-C ; les derniers étant tués dans le Nord de la Grèce ( Hercule en parle dans la relation de ses 12 travaux ) .
Les dernières études d’ADN prélevé sur quatre ossements provenant du Sud de l’Allemagne et un autre provenant d’Autriche confirment que le LION des CAVERNES est bien une sous-espèce proche du lion actuel ; mais il reste, toutefois, une espèce physiquement distincte du lion actuel .

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Le MAMMOUTH

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Le MAMMOUTH

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Géant majestueux, l’impressionnant Mammouth écrase toute la faune, du Gravettien ( 28 000 ans Av-J-C ) au magdalénien, de sa gigantesque carrure . 
Etait il divinisé au travers de ses représentations peintes dans les grottes ornées ? Il est sur que sa stature lui assure la vedette dans la faune de ces périodes .


Nous sommes entre 14 000 et 15 000 ans, précédé d’un concert de barrissements, entre effroi et admiration, nos ancêtres surgis de leurs tentes de peau, regardent la puissante caravane qui s’écoule dans un ravin à leurs pieds . 
En tête, un gigantesque mâle, de 3 mètres au garrot, sa tête comporte une énorme bosse de graisse, le rendant encore plus massif . Sous sa peau épaisse, une épaisse couche de graisse, au dessus une toison épaisse et par dessus le tout une véritable cape de longs poils épais descendant presque jusqu’au sol , l’animal est donc parfaitement à l’abri du froid même polaire .
Pour les chasseurs, c’est l’opulence en cas de capture de l’un de ses mastodontes, cuir, centaines de kilos de viande et autant de graisse, os pour l’armature des tentes, laine pour tresser des liens et tisser de chauds pourpoints .
Nos ancêtres évitent une confrontation mortelle avec de tels fauves, ils pensent fortement aux deux fosses profondes qu’ils ont creusés, coiffées de branchages et d’herbe, ils espèrent la chute d’un des ses animaux dans leur piège . . .  

Leur régime alimentaire 

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Le troupeau fait une pose et s’attaque à la végétation ; avec leurs puissantes défenses les mammouths dégagent la fine couche de neige poudreuse, puis accédant à la végétation, avec le doigt mobile de leur trompe, ils enfournent toutes sortes de végétation, même les branches de saules bordant un ruisseau ourlé de glace sont cueillies . Deux petits, piaulant entre les pattes de leur mères excitent la convoitise des chasseurs . Dans le froid sec, le troupeau transpirant est couvert d’une brume de condensation lui donnant une allure fantomatique . Les bêtes s’éloignent , mais hélas point de bruit de chute , point de cri , les mammouths ont évité les pièges .
Ce monumental « pachiderme « devait absorber 150 à 200 Kg de végétation par jour .

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Pour nos ancêtres chasseurs, la prise d’un mammouth, énorme réserve de viande et de graisse, devait être une aubaine . Ses défenses donnait une quantité d’ivoire prodigieuse source d’outillage, de parures et d’objets sculptés . 
Ce géant de la préhistoire nous est parfaitement connu grâce à de nombreux cadavres congelés offrant leur peau, leur fourrure, leurs corps parfaitement conservés aux investigations des scientifiques, jusqu’à des fragments des végétaux broutés coincés dans leur bouche . C’est en Russie ( Sibérie ) que se concentre la plupart des découvertes . En Ukraine ont été mises au jour et reconstitués des cabanes «  Magdaléniennes « ; leur armature était entièrement constituée d’os de mammouth et des chasseurs magdaléniens s’y sont abrités .    

Le Trafic d’ivoire
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L’interdiction de la vente d’ivoire venant d’animaux contemporains a donné un regain d’activité à une contrebande très active depuis la Russie en direction majoritairement de la Chine, du Japon, des Amériques et d’Arabie . De nombreuses œuvres d’art, sculptures et autres proviennent de ces stocks, d’origine plus que douteuse .   

La FIN INÉLUCTABLE du Mammouth
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La fin de la glaciation de Würm, il y a 10 000 ans, induit un grand changement climatique en Europe de l’ouest ; la toundra propice au mammouth cède la place à des forêts s’épaississant au fil des siècles . Refluant vers le Nord-Est, les mammouth se sont trouvés acculés sur des espaces de plus en plus réduits ; l’humidification du climat les couvrant de neige épaisse, les affamant l’hiver, et le piège de marécages de plus en plus dangereux, les ont fait disparaître peu à peu et aucune descendance directe, de cet impressionant pachiderme, n’existe aujourd’hui ; seuls de lointains parents ( sans liens génétiques ), éléphants d'Asie et d'Afrique existent aujourd'hui dans des régions tropicales .
le souvenir du « Géant des Toundra « ne survit que dans ses restes fossilisés et ses représentations dans les grottes ornées .  ( Absent à priori à
la GROTTE COSQUER ), présent à LASCAUX et NIAUX ( par ex. ) . 

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L' OVIBOS ( Boeuf Musqué )

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L’ovibos, ou « bœuf musqué « toujours présent dans le grand nord ( résistant à des températures de – 50 °) , apparaît dans la grotte de « Tautavel « , il traverse toute la glaciation de « Wurm « et apparaît une fois, dans le bestiaire de Lascaux ; il est ABSENT de COSQUER .
A mi chemin entre « BOEUF et MOUTON « , excellent grimpeur, il vit en troupeau et fait face au loup  avec succès . Sa toison laineuse et sa viande de qualité devaient attirer les chasseurs magdaléniens mais, peu de restes exploitables, confirment leur réussite .
Agressif, historiquement, jusqu'il y à quelques dizaines d'années, les inuits et autres habitants du grand nord ne s’y frottaient guère, lance au poing . Décimé par les armements modernes ( fusil de précision ), sa chasse est strictement réglementée et réservée, maintenant, aux populations autochtones .     

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LOUP et OURS 

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Le LOUP

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se référer à notre article sur le LOUP ACTUEL  <---  ICI

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Les OURS

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Deux espèces d'ours sont décrites comme ayant traversées le Palèolithique supérieur ( URSUS SPELAEUS et URSUS ARCTOS Linné ) .

Ursus SPELAEUS, déjà contemporaine de l'homme de Néanderthal, disparait progressivement, durant de derniers tiers de la glaciation . L'ours des cavernes est nettement plus grand que notre ours actuel . Il creusait des " bauges " ( des nids ) dans l'argile des grottes les plus sèches, jusqu'à plus d'un kilomètre des entrées des cavités ; aujourd'hui calcifiées, c'est parfois par centaines que l'on en découvre dans certaines cavités ( par ex Rouffignac en Dordogne ) . Il semblerait qu'il ait été plutôt végétarien .

Ursus ARCTOS, lui succédera peu à peu, évoluant jusqu'à son aspect actuel " l' OURS BRUN " . 

C'est un animal, de nos jours impressionant, de 2.50 m de long pour 1.50 m de hauteur au garrot . D'un poids en Europe de l'ouest compris entre 250 à 300 Kg, certains spécimens " Russes " dépassent 400 Kg . Il se rencontre en Espagne et France ( Pyrénnées ) et dans les Alpes de l' Italie à la Slovénie, plus à l'est de l'Albanie à la Roumanie et au nord en scandinavie et pays Baltes et bien sur en Russie .

L'OURS BRUN

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Lui est devenu un omnivore " opportunistes " consommant moutons, vaches, rennes et cerfs ; mais aussi, insectes, grenouilles, rongeurs, champignons, glands et racines .  C'est un excellent pêcheur se gavant d'ombles, truites et saumons . 

L'ours est très intelligent, rusé, mais prudent . Il évite la confrontation avec l'homme ; il est rapide 50 Km/h, peut se dresser debout, habile avec ses pattes avant armées d'impressionnantes griffes . Excellent nageur, appréciant la baignade, grand destructeur de ruches . Il grimpe aux arbres sans efforts .

On imagine que partageant certaines cavernes avec nos lointains ancètres, les relations de voisinages devaient être tendus et les feux destinés à l'éloigner soigneusement entretenus . Des traces de griffures sur les parois des grottes sont souvent visibles .

Les inévitables ressemblances, relatées par des anthropologues, avec les cultes chamaniques rendus à l'ours par les " Samis " de scandinavie, Amérindiens du Canada et " Aïnous " ( hokkaido, Japon ), placent les représentations de l'ours dans un registre magique, plus que pour tout autre animal . C'est donc, tout naturellement, que beaucoup de préhistoriens défendent le caractère " chamanique " de ses représentations dans les grottes ornées . Les dents d'ours ( certainement récupérées sur des animaux morts naturellement ) ont été portées en collier par les Magdaléniens .  L'ours parait absent dans l'imagerie de la GROTTE COSQUER .

 

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PHOQUE et PINGOUIN

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La FAUNE MARINE

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PINGOUIN

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Parmi les animaux spécifiques, figurés, sur les parois de la GROTTE COSQUER, figurent trois pingouins, ils sont  rares dans l'art paléolithique ( grottes Italiennes de Paglicci et Romanelli par ex. ou Laugerie-Basse en Dordogne ) . Les spécialistes les attribuent à la culture solutréenne . 

 

PHOQUE

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Dans la GROTTE COSQUER, les phoques sont représentés plutôt schématiquement, profil fuselé et tête moustachue ; une quinzaine sont répertoriés ;  Les spécialistes les attribuent à la culture magdalénienne . . . Quelques poissons hypothétiques y ont été aussi dénombrés . Une silhouette d'homme à tête de phoque a été relevée . . . Les Magdaléniens chassaient-ils le phoque au harpon ? En toute logique, rien n'interdit de le penser .

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RENNE

RHINOCEROS LAINEUX

ANTILOPE SAÏGA 

SANGLIER

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propriété de www.goelandmedia-prod.fr © et de bj photos ©  - ouvrages ayant inspirés nos textes : Cosquer la grotte inattendue ( Romain PIGAUD - Luc Vanrell (c) ) - Lascaux ( Mario Ruspoli (c) ) - Textes inspirés de différences sources du web, Site PERSEE © - offices de tourisme, ainsi que d’archives personnelles et d’enquêtes sur place .sous copyright goelandmedia.prod@gmail.com © - propriété de http://www.goelandmedia-prod.fr © -  Photos et textes sous copyright ©  - mise à jour de MAI  2023  -

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Lien d'ACCES à l'OFB ( office français de la Biodiversité )

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LE RENNE

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LE RENNE

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Il est absent de la faune environnant la grotte Cosquer . A Lascaux, il n’est identifiable qu’une fois . Mais il n’empêche que c’est l’animal, apparemment, le plus consommé, donc chassé par nos ancêtres de Paléolithique supérieur et du Magdalénien . Ce sont surtout ces os, souvent portant des traces d’extraction de la moelle qui sont trouvés ; à Lascaux 88 % des restes de consommation humaine sont du renne, mais les animaux les plus représentés sont moins consommés ? Le cheval représenté en masse dans les grottes ornées ne représente que 0,8 % des os consommés,  Le Cerf Élaphe 1,5 % ; les rennes étaient-il si banals qu’ils ne méritaient pas de représentation ? 
Tellement présent , puisque souvent le paléolithique supérieur s’appelle
« l’ Age du Renne « .
A la fin de la glaciation « Wurm « à l’époque dites « Azilien « ( 9 000 ans Av-J-C ), le renne a disparu d’Europe occidentale, sur ces territoires devenus boisés le cerf a pris sa place .

Ses UTILISATIONS PRÉHISTORIQUES

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Pour l’homme de « Neanderthal « et plus tard, pour « l’ Homo Habilis Fossilis « , le renne n’était pas qu’un gibier nourricier . Le renne était aussi une source de matières premières pour la vie quotidienne . Pour eux, la devise était « DANS LE RENNE TOUT EST BON «

 

Nos ancêtres utilisaient ses bois, pour :

- tailler des aiguilles avec un chas, fabriquer des pointes de sagaie, façonner des propulseurs pour ses mêmes sagaies, des harpons, des percuteurs pour tailler le silex, confectionner des boutons, des bouchons pour les outres . . .

Et, aussi, sa peau, pour :

- confectionner des vêtements, capuches, bonnets, mocassins et bottes, litières, toiles de tente, sacs, récipients et outres . . . La peau des fœtus était particulièrement appréciée pour sa finesse .

Et, encore ses dents, pour :

- Éléments de collier ( parure ), outils, racloirs . . .

Et, bien sur, la viande :

- les foies et le contenu des estomacs étaient mangés crus ( coutumes pratiquée de nos jours par des Inuits amérindiens ) .

- la viande était débitée en quartiers pouvant être portés ; très riche en protéine, elle était rôtie ou bouillie , boucanée, séchée, fournissant des réserves pour l’hiver .

- Tendons et ligaments fournissaient fil à coudre et fil de pèche, lacet et cordelettes . . . ( tradition toujours pratiquée par les Inuit américains, les Samis scandinaves et les Evènes sibériens )

- La moelle des os, dont les hommes paléolithiques raffolaient ; ( de nos jour les Indiens Montagnais ont la même coutume )

- Les os, débités, façonnés, gravés, fournissaient outils de tous types, poinçons, alênes, percuteurs . . . supports de gravure et le résiduel entretenait les feux .

- La GRAISSE, donnait la lumière dans les lampes à graisses et servait à imperméabiliser tous les cuirs .

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Le RENNE de nos JOURS

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De nos jours, ne fréquentant que la « toundra « et les forêts froides boréales, telles celles du Canada, de l’ Alaska, de la Scandinavie et de l’immense Sibérie, le renne prospère .
En Amérique du Nord ( Canada et Alaska ), appelé « Caribou «, le renne est resté sauvage, se déplaçant en troupeaux de milliers de têtes, transhumant sur des milliers de Km, les « Inuits « et les Amérindiens les chassent ( « Montagnais et Algonquins « ) . Le Caribou, excellent nageur franchit sans problèmes fleuves puissants et bras de mer ; l’hiver, c’est sur la glace qu’il passe .
Sources : Mammifères sauvages d’ Europe – R. Hainard ©

SON ASPECT
Inchangé au fil du temps

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Le Renne est un cervidé de petite taille, de 1,05 m à 1,20 m de hauteur au garrot, pesant de 120 à 150 Kg . Bas sur pattes, plus léger donc que le cerf, il est très agile .
Particularité unique, chez les cervidés, mâles et femelles portent des « ramures « ( bois ) identiques . Ils sont cylindriques à la base, s’aplatissant vers les extrémités, élargis en empaumure se divisant en pointes acérées .
Leur aspect est très diversifié d’un individu à l’autre ; partant vers l’arrière à leur début, les bois se dressent ensuite vers le haut en s’arquant . Ils mesurent jusqu’à 1,50 m sur leur longueur pour un poids de 3 à 11 Kg . Le mâle perd sa ramure de Novembre à Janvier, la femelle en Juin, après la mise bas .  
Chaussé de sabots larges, aux « onglons « allongés, le renne peut se déplacer avec aisance dans la neige ferme et gelée et dans les terrains marécageux . Le port de sa tête est bas, elle est lourde se terminant en un museau trapu et poilu ; ses yeux sont grands, sa vue acérée .   
Son pelage d’hiver est épais, serré, sa laine moelleuse et ses poils plutôt cassants et bien entendu extrêmement chaud, une sorte de crinière garni le cou, il est gris blanc . L’été, le poil est plus court, foncé aux jambes et au cou, ventre et poitrail, plus clair .


En SCANDINAVIE

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En Scandinavie, le renne est plus coureur que grimpeur . On le trouve sur de hauts plateaux rocailleux, peu boisé et parfois marécageux . Circulant entre 800 et 2 000 m, il se nourrit de plantes « alpines « , évite la forêt, il est très opportuniste, bourgeons , rameaux et lichens, e broute l’herbe .
En Automne, il ne dédaigne pas les champignons, et même de jeunes oiseaux, des œufs, des petits rongeurs, et des algues sur le littoral .
En Hiver il fouille la neige pour brouter .

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Les PEUPLES TRANSHUMANT
de nos jours avec les RENNES

( Sibèrie et Mongolie )

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Refusant l'assimilation forcée du colonialisme Russe ; une part minoritaire des populations Évènes est retournée dans la taîga, renouant avec leur tradition d’élevage traditionnel de rennes, semi domestiques ; participant aux migrations bi-annuelles des troupeaux .

Différence fondamentale avec nos « chasseurs magdaléniens, « les Évènes «
attellent à des traîneaux, des rennes domestiqués et migrent avec leurs troupeaux avec les éléments de leurs tentes traditionnelles et leurs familles portés sur ces traîneaux, en imposantes caravanes .

Plus à l’Est, aux confins montagneux entre Chine et Mongolie, d’autres « peuples premiers « sont allés plus loin dans la domestication des rennes . Certains animaux, sellés et harnachés, leur servent de monture , accompagnant ainsi les mêmes migrations .
Tous ces peuples utilisent couramment, avec une grande adresse, des lassos confectionnés en tendons de renne, pour immobiliser les animaux .
Tous ces peuples subissent une incessante prédation de leurs troupeaux par les LOUPS  .
L’étude de ces peuples « du renne « fournit aux anthropologues des éléments précieux permettant de cerner au plus près les interactions des hommes et des rennes au paléolithique .

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LE RHINOCEROS LAINEUX

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LE RHINOCÉROS LAINEUX
( Rhinoceros Dicerorhinus Cuvier  -  Coelodonta Antiquatis )

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Durant la glaciation de Wurm, les steppes froides Européennes, étaient parcourues par des hardes de rhinocéros, dit « laineux «, espèces qui s’est éteinte à la fin de l’ère glaciaire en même temps que le mammouth, il y a 9 500 ans Av-J-C, environ .

Exceptionnellement, c’est grâce à la découverte de cadavres parfaitement conservés dans le permafrost sibérien ( terre gelée ), que la physiologie et l’anatomie de cet étrange animal nous sont parfaitement connus .
Sa peau épaisse et couverte de fourrure laineuse, et même le contenu de son estomac ont pu être analysés finement .

De ces analyses, il ressort que cet animal, puissant et dangereux, faisait 3,50 m de long, pour une hauteur de 1,60 m au garrot .
Sa tête pesante, et volumineuse, portait deux cornes, alignées l’une derrière l’autre, la plus longue faisant 1 m . 
Protégé du froid, par une épaisse toison laineuse ; ses narines cloisonnées, résistantes au froid, lui octroyaient un odorat très fin .
Le contenu de son estomac a révélé un régime végétarien composé de plantes de la steppe, et de l’analyse de restes inter-dentaires, on peut y ajouter des branches de conifères et des feuilles de saule .
Quelques représentations pariétales témoignent de sa présence au coté de l’homme, à Lascaux ( lot ) et à Rouffignac ( Dordogne ), mais pas à la
GROTTE COSQUER . . .
Certains y voient l’origine du mythe de la « Licorne « surgissant d’un passé multi-millénaire ( Hypothèse ? Non documentée ) .

SA CHASSE

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Qualifié de « TANK animal « par certains auteurs, ce dangereux mammifère devait être une proie exceptionnelle, pour nos ancêtres chasseurs ; effrayant, combatif, pratiquement invulnérable, doté d’une ouïe et d’un odorat très fin, cet animal n’a pratiquement aucun prédateur et l’hypothèse de sa capture ne peut s’envisager qu’au moyen de fosses dissimulées . 
Rarement consommé durant le magdalénien, il n’a laissé aucun descendant sous nos latitudes et ne subsiste, que des animaux voisin ( " glabre , sans fourrure ), en zone tropicale, en Asie, Insulinde et Afrique ( en voie d’extinction suite à un braconnage induit par la superstition de son usage dans la médecine traditionnelle chinoise ) . 

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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L' Antilope SAÏGA ( Saïga tatarica Linnée, 1766 )

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De nos jours,Saiga tatarica (Linnée, 1766) est sous
Statut de conservation UICN,
classé en danger critique

Le saïga est l'un des rares herbivores sauvages des milieux ouverts survivant des dernières époques glaciaires, pendant lesquelles il a dû traverser le détroit de Béring pour se rèppendre en Amérique . Depuis environ 10 000 ans, il a disparu d'Amérique . Il survit dans les steppes arides d'Asie centrale, en Kalmoukie ( une république de la fédération de Russie ), au Kazakhstan , en Mongolie . . . principalement .

SA PRESENCE dans les GROTTES ORNEES

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Des gravures préhistoriques sur paroi ou sur des plaquettes d'os, le représentant, Ses ossements ont été retrouvés dans une grande partie de l'Asie Centrale et de l'Europe ( Danemark, Royaume-Uni, France, Espagne, Allemagne, Pologne, par Ex. . . ) .

Le saïga est une des rares espèces d'antilopes eurasiatiques . Sur la base de données archéologiques et paléontologiques, on estime qu'il vivait autrefois dans les milieux ouverts ( non boisés ) des régions vallonnées d'une grande partie de l'Europe et de l'Asie .

Le saïga a été abondant dans une partie importante de l'Europe occidentale lors de deux épisodes durant le Paléolithique :

- Le premier se situe aux alentours de 150 000 ans Av-J-C, lors d'une phase climatique froide et sèche, où il apparaît discrètement, en Charente et en Dordogne notamment .
- Le second, mieux documenté, se situe de 19 000 ans Av-J-C à 11 000 ans Av-J-C, avec un optimum entre - 15 000 et - 14 000 ans, c'est-à-dire durant la fin du Solutréen et la période magdalénienne . Cette période, riche en restes osseux de l'animal, est connue sous le nom d'« épisode à saïga ».

Un grand nombre de témoignages préhistoriques (ossements surtout) , mais aussi gravures sur parois, ont été trouvés dans le sud-ouest de la France ( Charente, Dordogne, Aquitaine, Pyrénées ), probablement grâce aux nombreuses grottes qui ont permis d'en préserver ces restes et ces créations artistiques . Roufignac ( Dordogne) , Lascaux ( Lot ) . . . et GROTTE COSQUER ( belle gravure ) . . .

Certains sites préhistoriques français attestent même, par la quantité de restes osseux de saïga, de pratiques de chasses orientées vers cet animal tels les Roc-de-Marcamps et Moulin-Neuf ( Gironde ), la Chaire-à-Calvin ( Charente ) qu'il était particulièrement abondant .

 

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SAIGA et ART PREHISTORIQUE

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Comment rester impassible devant , par exemple, un profil de tête de saïga gravé ( surligné en blanc, œil à droite, museau de profil tourné vers la gauche ) sur un bloc provenant du site de Gönnersdorf, Allemagne, et datant du Magdalénien ?

L'antilope saïga est présente, quoique rarement, dans le bestiaire de l'art préhistorique magdalénien . Pour l'art pariétal, les figurations connues de saïga sont , par exemple, celles de la grotte de Combarelles II ( Dordogne ), de l'abri de la Souquette ( Dordogne ), et de la GROTTE COSQUER à Marseille.

Pour l'art mobilier ( sculpture, os gravé . . . ), des représentations ont été collectées à la grotte de l'Éléphant à Gourdan ( Haute-Garonne ), au Peyrat ( Dordogne ), dans l'abri Montastruc à Bruniquel ( Tarn-et-Garonne ), à la grotte de Bize ( Aude ), à la grotte d'Enlène à Montesquieu-Avantès, à la grotte de La Vache ( Ariège ) . 

L'antilope SAÏGA était autrefois, probablement, chassée par le LION des CAVERNES européen, le puma et le lion américain ( en Amérique du Nord ), le tigre à dents de sabre, les loups et lynx . Dans les steppes arides d'Asie Centrale où cette antilope survit encore, son principal prédateur naturel reste le loup, capable de tuer un saïga adulte .

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De nos JOURS

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Les saïgas en bonne santé sont trop rapides et endurants pour craindre les prédateurs . Ce sont surtout les individus jeunes, âgés, blessés, malades, parasités, ou les femelles en fin de gestation qui sont victimes des loups . Ces derniers en régulent les populations, jouant un rôle sanitaire, probablement, important.

Cet animal est reconnaissable à son museau long et très arqué, descendant sur la bouche et lui donnant l'aspect d'une courte trompe . Le mot saïga est emprunté au russe " сайга " ( ou sayga ), qui désigne cette belle antilope .

La diversité génétique du saïga a considérablement diminué depuis le Pléistocène ( c'est-à-dire depuis le début de l'Holocène ), ces 10 000 dernières années, ceci expliquant ses difficultés à s'adapter à de nouvelles donnes climatique ( hypothèse ? ) . . .

MORPHOLOGIE et PHYSIOLOGIE

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Le corps du saïga mesure de 1.50 m. à 1.70 m., pour une hauteur au garrot de 0.60 m. à 0.80 m.  L'adulte pèse de 21 à 51 kg. Ses cornes, relativement droites en vue latérale, dessinent un léger S en vue frontale ; elles sont annelées et mesurent environ 0.30 m. . Seul le mâle en est pourvu . L'âge du mâle peut être évalué par la taille de ses cornes : elles mesurent 7 à 10 cm à 1 an, puis sa courbure commence vers 2 ans .Ses poils, courts et fins, de couleur blond roux à miel, le parent durant la belle saison ; Sa fourrure devient blanche en hiver . La mue est printanière .

La maturité sexuelle est atteinte à 8 mois pour les femelles, à 20 mois pour les mâles . La période d'accouplement est très courte, deux semaines tout au plus . Sa gestation dure 140 jours, pour une seule portée par an ; ordinairement, deux petits naissent aux environs du mois de mai .

Le saïga est doté d'une très bonne vue et d'un bon odorat, ce qui, avec sa vélocité, le mettent à l'abri de nombreux prédateurs . Cette petite antilope fait partie des plus rapides : elle peut courir à 40 km/h en endurance sur plusieurs kilomètres et faire des accélération autour de 80 km/h en vitesse moyenne sur 800 mètres . En cas de danger elle s'éloigne avec, parfois, des pointes à plus de 100 km/h sur de très courtes distances .

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Régime alimentaire

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Le saïga est un herbivore se nourrissant principalement d'herbes salifères . Il mange, occasionnellement, quelques espèces de graminées, des euphorbes, des alyssum, des plantes de la famille de la rhubarbe . . . Les saïgas consomment aussi des armoises dont la principale vertu est d'être antiparasitaire . 

SON DECLIN

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Aux XVII éme et XVIII éme siècles, l'espèce était encore présente des Carpathes à l'ouest, à la région de Kiev au nord, pour peu à peu être refoulée vers des zones arides du pourtour de la mer Caspienne . On ne le trouve plus guère que dans les steppes sèches et les déserts semi-arides de l'Asie centrale, où il est menacé de disparition . La population du saïga est encore présente dans 4 régions : la Kalmoukie ( une des République Russe ), ainsi qu'en trois groupes isolés du Kazakhstan .

Il existe, de nos jours, deux sous-espèces :

- La sous-espèce Saiga tatarica tatarica, comptait encore en Kalmoukie en 2001 environ 17 800 individus ( comptage par survol aérien ), Au total, on estime qu'il en restait dans le monde en 2002 environ 50 000 individus, soit seulement 5 % de son effectif 10 ans auparavant . Elle est en catégorie CR ( situation critique ) depuis 2002 . Durant les années 2000, 80% de sa population a chuté . Sa reproduction s'effondre par manque d'individus mâles .

- La sous-espèce Saiga tatarica mongolica est en catégorie EN ( en danger ) depuis 2006 . En janvier 2004, 750 individus sont répertoriés dont 95% vivant dans une seule région de Mongolie .
Classée en « danger critique d'extinction » par l'IUCN en 2027 en raison d'un effondrement de ses effectifs, sa population s' effondre principalement du fait du braconnage mais aussi de la destruction de son habitat . Elle comptait encore près de 2 millions d'individus dans les années 1950, et était réduite à quelque 50 000 animaux au début du XXI éme siècle .

L'effondrement de l'économie rurale, pastorale notamment, ainsi que l'ouverture de la frontière russo-chinoise ont fait exploser le braconnage . Ce comportement irresponsable, vise les deux sexes pour la viande, mais surtout les mâles pour la vente de leurs cornes ( superstition liée à la médecine chinoise traditionnelle ) . La raréfaction des mâles, bien qu'il s'agisse de population vivant en harems de femelles, s'est traduite par un effondrement du taux de femelles fécondées . En 1998, le déclin annuel des populations suivies était de 46 % .

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mortalité massive en 2015
 

En 2015, 120 000 saïgas sont retrouvés morts au Kazakhstan en période de début de vêlage de l'espèce, soit plus du tiers de la population mondiale de ces antilopes . Ces morts en masse sont dues selon les premières évaluations faites par les experts du Secrétariat de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage ( CMS, Convention on Migratory Species of Wild Animals ) à une « combinaison de facteurs biologiques et écologiques » .

Toujours en 2015, des observateurs étaient présents sur le terrain dès le début de la nouvelle épidémie . Dans les deux jours qui ont suivi l'arrivée des équipes de terrain, 60 % du cheptel qu'ils étudiaient était mort et en quatre jours, un troupeau entier d'environ 60 000 saïgas était mort .

Les analyses montrent que ces animaux ont apparemment été tués par une maladie infectieuse causée par des bactéries du type Pasteurella ou Clostridium . Mais mi-2015, on n'expliquait pas pourquoi et comment des bactéries relativement communes pouvaient causer une telle épidémie . Le taux de mortalité au sein des troupeaux touchés était de 100 %, sur des zones distantes, ce qui est rare et habituellement est plutôt typique de virus ou de microbes hautement pathogènes, ou des polluants toxiques .

Les concentrations hivernales de troupeaux, habituellement distants, pour les migration saisonnières ( en automne et au printemps ), puis la séparation en groupes plus restreints en fin de printemps et début d'été en sont la probable explication ; c'est à ce moment que l'hécatombe a commencé en début de période de vêlage . Dans ces régions isolées, vétérinaires et naturalistes arrivent souvent avec retard sur les lieux où des mortalités sont signalées, ceci retardant les prélèvements qui permettraient d'expliciter les causes de ces épidémies .

Des répétitions inquiétantes de ces pics de mortalités ont été dénombrées :

- 100 000 cadavres, environ, comptabilisés en 1984 . . .

- puis 4 fois plus ( 400 000 ) en 1988, puis 12 000 saïgas morts en 2010 . .  toujours sans aucune cause identifiable . . . Selon Zuther ( coordinateur international du projet « Altyn Dala Conservation Initiative »), cette épidémie d'une telle ampleur et d'une telle brutalité est sans équivalent dans l'histoire vétérinaire .

L'ampleur de ces disparitions pose problème car les antilopes saïgas « jouent un rôle crucial dans l'écosystème de la steppe herbeuse, aride, où les hivers froids empêchent les apports de matière végétale en décomposition . Sa présence prévient aussi les incendies qui sans elles seraient alimentés par un excès de litière de feuilles sèches en été . Elle est aussi une proie importante pour les prédateurs de la steppe, faute de proies ils se retournent vers les troupeaux domestiques .

l'ESPOIR de 2021 - 2022

PUIS, inexplicablement , en avril 2021, une étude menée au Kazakhstan a révélé que la population de saïgas était remontée à 842 000 individus . L'augmentation de la population a été partiellement attribuée à la répression du braconnage par le gouvernement et à la création de zones de conservation . L'organisation " UK charity RSPB " considère qu'en 2022, grace à ces efforts de protection, la population du Kazakhstan avait atteint un pic de 1,32 million de saïgas .

Zone de répartition, actuelle

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L'aire de répartition de cette espèce s'est beaucoup réduite depuis deux siècles et c'est une des espèces de mammifères qui, dans les années 1990 - 2000, présentait un taux de régression alarmant . Cette situation a justifié une réunion des représentants des États et structures impliquées dans le plan de restauration de l'espèce, sous l'égide de l'ONU à Urumqi en Chine du 27 au 29 septembre 2010 . On ignore l'origine précise de cette espèce qui est adaptée à la fois aux climats chauds et froids, si ce n'est qu'elle est spécifiquement Eurasienne .

Comme pour le cheval de Przewalski, un projet de plan de restauration existe pour l'Europe . Il est porté par l'ONG Rewilding Europe, visant à planifier par des réintroductions le retour du saïga en Europe où il pourrait être moins victime du braconnage que dans ses dernières zones de survie naturelle .

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FAUNE contemporaine de l’art GRAVETTIEN

à NOS JOURS

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Le SANGLIER ( Sus scrofa Linnaeus, 1758 )

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Passion des chasseurs ( depuis le paléolithique ), terreurs des agriculteurs !

Dans la PREHISTOIRE

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Le SANGLIER et le Chevreuil abondent dans les vestiges ( os, chairs calcinées ) des campements temporaires où des habitats préhistoriques . Pour le sanglier, la vie des chasseurs devait souvent être menacée, face à sa combativité .

Il peut atteindre un poids entre 90 et 200 kg en Europe de l'ouest ( France, Espagne, Allemagne ) et parfois, 350 Kg dans les Carpates . Présent sur ces territoires depuis des centaines de milliers d'années, ses nombreuses sous races se sont répandues en zone " Paléarctique " .

Omnivore opportuniste, plutôt forestier et nocturne, il dévore glands, châtaignes, racines, bulbes baies, fougères, ne négligent pas oiseaux et oisillons, lapins, rongeurs, larves et chenilles . et ne rechigne pas devant une charogne .


Un combattant redoutable

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Son ouie et son odorat très affutés, lui permettent de se tenir loin de l'homme . Rapide et courageux, il affronte le danger quand il est acculé, la laie ( femelle ) accompagnée de ses petits ( marcassins ) devient très dangereuse .  Bien des chasseurs, peu aguerris, ont succombé à ses charges furieuses, ses coups de défenses ( canines recourbées ) , véritables poignards et ses morsures . Il s'acharne sur le chasseur tombé à terre, lui laissant peu de chance de s'en sortir sans dommages .

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SANGLIER - Bj-Photos ( c )

Ses canines sont très développées : - les supérieures s'appellent les « grès « et les inférieures les « défenses « . Ces défenses poussent tout au long de la vie du sanglier ; en ouvrant et fermant sa gueule, le sanglier aiguise ses défenses sur les grès, elles sont, donc, acérées en permanence .

Paradoxalement, chevreuils et sangliers sont absent des représentations pariétales . il sont présents tous deux abondamment de nos jours dans bois et taillis .

Accessoirement, le sanglier est à l'origine de toutes les races de porcs ( cochons ), présents sur tous les continents ; il arrive que les sangliers s'accouplent avec des cochons domestiques . Le porc ( ou cochon - Sus domesticus ) est issu de la domestication du sanglier .

LIEN d'ACCES à notre ARTICLE plus détaillé sur le SANGLIER

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sortie et ACCES à notre article sur la GROTTE COSQUER

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Terminologie

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La femelle du sanglier s'appelle la laie ; un jeune sanglier âgé de moins de six mois, à la livrée rayée, est un marcassin .

Dans le lexique de « la vénerie « ( code de la chasse traditionnelle ) :

- un jeune sanglier âgé de six mois à un an, qui a perdu sa livrée de marcassin, est appelé une bête rousse. . .

- un mâle adulte : une bête noire, ou bête de compagnie à un an . . .

- un ragot à deux ans . . . un tiers-an ou tiers-ans, à trois ans . . .

- un quartanier ou quartanier, de 4 à 5 ans . . . un vieux sanglier à six ans . . . un grand vieux sanglier à sept ans et plus . . . - Un solitaire est un sanglier qui vit seul . . .

ANATOMIE

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Son avant-train est puissant, son cou massif .  Sa tête ( hure ) a une forme globalement conique ; elle prolongée d'un groin très allongé appelé «  boutoir «, et de deux grandes oreilles mobiles ( les écoutes )  .
Son pelage est constitué de longs « jarres « très rêches ( les soies ) ainsi que d'un épais duvet . Les adultes sont de couleur gris-brun uniforme, foncé en général ; les plus jeunes ont un pelage formé de bandes rousses et crème horizontales . Les oreilles ( les écoutes ) triangulaires sont toujours dressées . 

SANGLIER - goelandmedia.prod@gmail.com ( c) - Eurasie
SANGLIER - Bj-Photos ( c )

Les animaux présents dans le sud de l'Eurasie sont plus petits que ceux du nord et de l'est . Leurs tailles augmentent aussi de l'ouest vers l'est en Europe . En Sardaigne, on rencontre des sangliers très petits . Le sanglier corse est génétiquement très proche du cochon domestique .

Le sanglier européen, atteint une longueur de 1,10 m à 1,80 m et sa hauteur au garrot de 0,60 m à 1,15 m .
Sa queue longue de 0,20 m à 0,30 m, se termine par un long pinceau de soies . Elle est pendante quand l'animal est calme et bien dressée s'il est inquiet ou en colère .
Son squelette est massif, son crâne a une forme trapézoïdale ( de profil ) . On en retrouve des éléments ( dents, défenses, sabot percé, os ) qui semblent avoir servi de bijoux ou éléments de colliers, durant toute la Préhistoire . On retrouve ces éléments associées à des tombes ou puits funéraires .

 

MÉTISSAGE

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Les croisements fortuits entre Sanglier et Cochon, se nomme « cochonglier « ou « sanglochon «, il restent fertiles . Ces hybrides de première génération se rencontre dans les régions d'élevage de cochons en plein air ou bien lorsque la population sauvage a été reconstituée par des femelles de cochons domestiques saillies par un sanglier mâle .

COCHONGLIER - goelandmedia.prod@gmail.com ( c ) - Eurasie - Amériques
COCHONGLIER - Bj-Photos ( c )

 

DIFFUSION artificielle de la RACE

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Le sanglier a été introduit par l'Homme hors de son aire naturelle de répartition, dont en Amérique du Nord où il a parfois été croisé avec diverses souches de cochons . Ceci complexifie sa génétique, mais aussi sa dénomination commerciale légale . En Amérique du Nord, où il n'existe normalement pas dans la nature, certaines étiquettes commerciales qualifient sa viande de « sanglier sauvage », alors qu'il est élevé, et introduit . De vastes populations de sangliers se sont ainsi peu à peu formées en Australie, Argentine, Nouvelle-Zélande et Amérique du Nord et du Sud .

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Écologie et Éthologie ( comportement )

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Pour se protéger des parasites et parfois se rafraîchir, le sanglier apprécie de se rouler ou de se baigner dans la boue, dans une « souille » ( trou boueux, pleins de poils ) .
Essentiellement nocturne, Le Sanglier est plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire, dans un milieu favorable, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1 000 ha . Il sélectionne ses habitats selon la saison, l
'heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires, donc malheureusement les cultures qu’il ravage parfois .
Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées « bauges » .

Les sangliers sont grégaires . Ils forment des troupes ( ou bandes ) appelées « hardes « ou compagnies ; leur taille varie de six à vingt individus, exceptionnellement observée jusqu’à cent individus . Le noyau des ces hardes est composé d'une ou plusieurs laies et de leurs dernières portées de marcassins .Les « ragots «  ( sangliers de deux à quatre ans ) ferment la marche lors des déplacements, mais sont remplacés par des mâles plus âgés en période de rut . Souvent bruyant ( bruit de sabots, grognement ) ces cortèges, en cas de danger, deviennent discrets et silencieux . 
Irrité, un sanglier claque violemment des dents ; on dit alors qu'il « casse la noisette » .

Les sangliers peuvent ainsi, seuls ou en groupe, parcourir des distances très importantes, traverser des fleuves et des routes, ce qui occasionne de nombreuses collisions avec des véhicules. Néanmoins, les individus semblent généralement ensuite chercher à revenir sur leur territoire . À certaines périodes de l'année, il est d'autant plus important de respecter la tranquillité du sanglier, afin de ne pas l'encourager à investir les cultures agricoles ; sinon les agriculteurs subissent d'importants dégâts dans leurs récoltes ( soyez responsables dans la nature ! ) .

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Reproduction

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Le rut s'étale d'octobre à janvier avec une activité importante dans les mois de novembre et décembre . Lors d'affrontements violents entre mâles, ils peuvent s’infliger des blessures parfois importantes .
La gestation dure 3 mois, 3 semaines, 3 jours ( soit 114 à 116 jours ), la laie met bas dans le chaudron ( une excavation plus ou moins aménagée dans la végétation basse ) de 2 à 10 marcassins aux yeux ouverts . Le nombre de petits est proportionnel au poids initial de la femelle ( 40 kg : deux petits, 60 kg : quatre petits . . . ) . L'allaitement dure 3 à 4 mois, mais les jeunes sont aptes à suivre la mère dans ses déplacements, dès la fin de leur première semaine . Bien que capables de subvenir à leurs propres besoins vers l'âge de six mois, ils demeureront dans le groupe familial encore une ou deux années .

SON UTILITÉ en FORÊT

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En retournant les sols forestiers ( bioturbation ), il les aère et parfois les dé-colmate ; avec des effets plutôt positifs, mais parfois négatifs selon les cas . L’exclusion des sanglier d’une forêt entraîne une diminution, dommageable, sur l'activité microbienne et l'abondance d'arthropodes saprophages et de prédateurs dans les sols . Ses apports en urine et excréments fertilisent l’humus .
En recherchant tubercules et champignons, il en diffuse aussi les spores, dont ceux des truffes ( truffe Elaphomyces granulatus ) . . . Ce champignon  joue un rôle important dans la structure des sols et en matière de mycorhization .
De plus, quand le sanglier creuse sa souille et s'y roule, et quand il se frotte sur les gros troncs, il se débarrasse de ses parasites, mais il contribue aussi à disperser des spores et diaspores parfois enfouies il y a des décennies voire des siècles, et qui pour certaines ont conservé leurs propriétés germinatives dans la « banque de graines du sol » .
Une étude allemande récente ( 2006 ) a en effet montré que le nombre moyen de graines viables ainsi que le nombre d'espèces de plantes sont plus élevées dans les échantillons de sol étudiés près des arbres où il se frotte . que près des autres arbres. 
Les scientifiques ont aussi observé une accumulation de graines d'espèces bio-indicatrices de milieux humides plus importante près des arbres de frottement, laissant supposer que les sangliers jouent un rôle important de dispersion directe d'espèces végétales des zones humides .

Les sangliers jouent donc un rôle dans la résilience écologique de la forêt après les chablis et incendies ou d'autres perturbations . Un sanglier peut lors de ses déplacements, en quelques heures, transporter et littéralement « semer » des graines jusqu'à des dizaines de kilomètres à la ronde .
De même pour les graines non digérées rejetées avec ses excréments ( endozoochorie ) . 
Toutefois sa prolifération, joue un rôle plutôt négatif ( sur-piétinement, sur-prédation et augmentation du nombre de tiques ) . Il occasionne en outre alors des dégâts dans les champs, prairies et parfois dans les jardins en y mangeant et parfois en retournant profondément les sols ( boutis ) .

HABITAT

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Le sanglier affectionne particulièrement les zones arborées disposant de points d'eau . Il apprécie, aussi, les landes pourvu qu’elles soient garnies d’une strate arbustive d’au moins un mètre de haut . 
Présent dans de nombreuses régions d'Europe ( Danemark, Pays-Bas, Belgique,  Italie, Balkans … ) et d'Asie, ainsi qu'en Afrique du Nord . Il a disparu des Îles Britanniques .

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DANGER de Collision

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Au moment de la chasse ou à d'autres périodes, des sangliers sont de plus en plus souvent observés en zone périurbaine . . . Leur présence dans ces zones peut poser des problèmes sanitaires et de sécurité routière .
Ainsi, ils sont présents sur les hauteurs de Barcelone . . . Et il y aurait à Berlin entre 5 000 et 8 000 sangliers périodiquement réfugiés ou vivant dans le réseau des espaces verts . . .
En 2004, à Saint-Amand ( Nord ), un sanglier s'est réfugié dans la cour intérieure de l'hôpital . En novembre 2011 à Toulouse, une laie désorientée a erré plusieurs heures dans le centre historique de Toulouse, traversant la place du Capitole, avant de plonger dans le Canal du Midi face à la gare où elle a été abattue sur ordre du préfet . . .

Pour lutter contre cette expansion, en 2009, le ministre français de l'Écologie Jean-Louis Borloo lance un Plan national de maîtrise du sanglier . En 2022, le gouvernement italien autorise la chasse en zone urbaine .

 

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