TOUR de PORCHERE - st Michel-l'observatoire - en limite de MANE
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commune de st Michel-l'observatoire - en limite de MANE
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MANE ses quartiers médiévaux et RENAISSANCE
TOUR DE PORCHERE ( entre St Michel l'observatoire et Mane )
TOUR DE PORCHERE
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Certainement bâtie au XIIIéme siècle, au coeur d'une exploitation où vivaient plusieurs familles, elle constitua un des éléments de guet d'un dispositif, s'étendant de Céreste à Forcalquier, pour justement protéger la cité des comtes de Toulouse, devenus comtes de Forcalquier, capitale d'un état indépendant qui frappait monnaie, et rendait justice… Certains parlent d’une origine Templière , mais aucune trace visible ne le confirme .

Les Badasses
Les terrains situés autour de la tour de Porchères, sont typiques des friches pâturées .
Vous parcourez les « badasses », ces friches riches en « badasso », nom provençal donné à divers sous-arbrisseaux qui vont du thym à la dorycnie . Ces parcelles qui étaient encore cultivées au XIXéme siècle, ne sont plus pâturées que par les moutons ; Elles sont couvertes d’une végétation spécifique, qui s’est constituée à partir des végétaux laissés intacts par les brebis : thym, sarriette, germandrée pouillot ou le curieux Badasson (Plantago Cynops), sensé guérir tous les maux des habitants des lieux .
Ce milieu ouvert ( non boisé ), décrit comme caractéristique des Alpes du sud par la loi paysage, héberge aussi une grande variété d’insectes . Son entière dépendance du pastoralisme, le rend fragile .
Si les troupeaux cessent de le parcourir, il évoluera, fatalement, vers un espace boisé, avec disparition de la faune et de la flore actuelle .
textes inspirés de : Alpes de Hte Provence info (C) et autres sources personnelles .
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Une mine d´eau, appelée souvent “ Toune” en provençal, fonctionne comme un puits horizontal.
À partir d´un versant, on creusait une galerie de section suffisante pour le passage du mineur. Pour assurer l´écoulement de l´eau, la galerie était légèrement inclinée vers l´extérieur. Si la galerie devait se poursuivre, des puits étaient alors percés vers la surface, à intervalles réguliers, afin d’évacuer les déblais et d’aérer l’ensemble du réseau.
Plusieurs mines d’eau, de formes et de typologies variées, ont été explorées et étudiées par des équipes de passionnés, en Provence et dans l’Est de la France comme les mines d’eau de Senon (Meuse), celle des Annonciades (Vesoul, Haute-Saône) et plus récemment celle de Jaulny (Meurthe-et-Moselle).Ces ouvrages sont la plupart du temps connectés soit à des bâtiments, soit à des fontaines. Les datations s’échelonnent de l’Antiquité à l’Époque Moderne.
Le principe consistait à utiliser ces galeries pour drainer une multitude de « griffons «( petites sources ), infiltrations mineures et sources , voire « ruisseaux souterrains « .Le débit obtenu se déversait dans un bassin ou un lavoir ou était dirigé vers une fontaine , voire un réservoir répartiteur .La multiplicité des captages assuraient une meilleure sécurité d’approvisionnement durant la saison sèche et augmentait le débit utilisable . Plutôt que de forer un puits à la verticale les communautés villageoises, utilisaient cette technique qui permettait d’alimenter des bâtiments par gravité; cela était plus économique que de forer verticalement et d’exploiter le puits avec des pompes ou des noria.
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site de référence pour l’archéologie minière : http://www.ermina.fr/index.html
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C’est au contact entre une couche perméable et une couche imperméable que sont creusées les mines d'eau. Elles fonctionnent donc comme des « sources artificielles «Dans le Var, par exemple, les communes de Seillons, de Varages, d'Aiguines, le plateau de Valensole, en Haute Provence, constitué de poudingue, disposent de mines d'eau. Plus de 75 sont recensées à Riez, certaines mesurent entre 100 à 150 mètres.

A Oraison, au nord du plateau de Valensole, la mine d'eau de la Boucharde ( XVème siècle) , alimente toute l’année les 9 fontaines du village. Plusieurs galeries bordent l'affleurement de poudingue. Elles ont été creusées entre cette couche perméable, et un plancher ( imperméable ) de marnes calcaires. Ce plancher étanche, recueille la vidange de la nappe aquifère amont qui percole à travers le poudingue. Souvent des galeries affluentes augmentent la surface drainées .
Toutes les mines d'eau en Provence sont construites sur ce modèle :une couche compactre, constitue le " toit " de la galerie - il est donc rarement nécessaire d'étayer les mines d’eau . La sous couche imperméable constitue le plancher.
Parfois, pour soutenir l'ouverture, un empierrement est édifié, des niches sont creusées de ci de là pour poser lampes et outil, des galeries latérales en arrêtes de poisson sont aménagées afin de drainer une plus grande surface, des cheminées, à distances régulières, ouvrent vers la surface et servent à évacuer la terre résultant des glissements naturels d'un terrain chargé d'eau, des cabanes (comme à la Boucharde) ou de simples grosses pierres coiffent ces ouvertures et en interdisent l'accès.
Le procédé est ancien : il était déjà connu à l'époque gallo romaine, à Glanum par exemple .
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