VALENSOLE VILLAGE MEDIEVAL des ALPES de Haute Provence - Pôle de culture de la lavande
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- ALPES de Haute Provence -
Pôle de culture de la lavande
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LE VILLAGE aux premiers siècles ap JC
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Bâti en amphithéâtre, blotti sur le flanc d’une colline qui l’abrite du Mistral, au-dessus du vallon du ruisseau de Notre-Dame, le village daterait ( sous réserve ) des VIII éme ou IX ème siècle après Jésus-Christ . Fuyant les saccages des invasions Burgondes et Sarrasines, la population se réfugie, à cette époque, autour d’un château fort, appartenant à un féodal nommé Fulque ( Fouque ) .
Précédemment, durant l’époque Gallo-Romaine, courant de 50 à 450 ans après Jésus-Christ, de nombreux colons Romains, s’étaient établis, fondant des exploitations agricoles nommées villae, dans les vallons du plateau, aux lieu dit Conches, Arlane, Riou et aux Marges.
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Les invasions barbares,
Aux Vème et VIème siècles ( Goths, Lombards, Saxons ) détruisirent ces villae . Cette insécurité força la population à se retrancher autour du Castrum .

Un des plus illustres enfants du village, Saint Mayeul ( 910–994 ), 4ème Abbé de l’abbaye de Cluny en Bourgogne, lui-même issu de la famille Fouque, fit don, à Cluny vers 934 de ce restait de sa maison familiale avec la chapelle Sainte-Maxime .
Ce don, parmi d’autres, rendit les abbés de Cluny seigneurs spirituels et temporels de Valensole jusqu’à la révolution ( 1791 ) .
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Un prieuré de Bénédictins et une première église Saint-Denis redevenue par la suite chapelle, remplacèrent la maison de Saint Mayeul et la chapelle Sainte-Maxime au XIème et XIIème siècles . A la fin du XIIIème, et au début du XIVème siècle, un vaste chœur voûté de croisées d’ogives, fut ajouté à l’existant . Un grand clocher carré percé de quatre baies , couronnait le tout, abritant par la suite en 1322, quatre nouvelles cloches .

Commença alors en 1346, la construction d’une grande église ( dédié à Saint-Blaise ) avec une grande nef et deux nefs latérales . Un clocher avec horloge fut ajouté au XVIème siècle, couronné d’un campanile de fer forgé , réalisé par un artisan du pays ( 1712 ) . Le plan actuel en croix latine de l’église est sdù à l’adjonction de deux chapelles latérales ajoutées au 17ème siècle, dédiées à Saint-Rosaire et Saint-Joseph . Une entrée par la cour du Doyenné, percée au XVII au 17ème siècle, permit par la suite aux moines d’accéder à l’église sans contact avec le public . En 1854, d’importants travaux de restauration et d’embellissement, rehaussement du plafond, création d’ogives gothiques, installation de vitraux en couleur, donnent à l’église son style actuel .

De nombreux éléments architecturaux en agrémentent la visite ; chapiteaux ornés sculptés du XIV éme 14ème siècle , fonts baptismaux, stalles, lutrin, jubé daté du XVIème siècle ; Y ont été ajouté une chaire à prêcher en noyer du XVIIIème siècle richement sculptée achetée lors de la vente en biens nationaux d’un couvent d’Aix en Provence .
La massive église Saint-Blaise atteste de la puissance Clunisienne, la protection que l’abbaye offrait à ce bourg important ( 3 000 à 4 000 habitants ) .
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Aux trois quart agricole, la population de métayers, paysans et journaliers, récoltait blé, seigle, avoine, épeautre, olives et noix pour l’huile .

De petits vignobles abreuvaient la population en vin ; un petit vin aigrelet , mais désaltérant coupé d’eau . Troupeaux de brebis et de chèvres fournissaient laine, viande et lait et fromage . Des bœufs servaient aux labours , de mulets, d’ânes, parfois chevaux servait au transport . Artisans, manufacturiers et négociants fournissait une activité économique variée constituant la trame de la société de cette époque ( tisserands, cardeurs, fabricants de draps, de bas, de corde ; tanneurs, cordonniers, savetiers, chapeliers, menuisiers, forgerons, perruquiers ) . Tout ce monde remplissait les rues tortueuses , d’une bruyante vie bruyante . Sous l’autorité tutélaire de Cluny, Valensole a traversé les XIV éme et XV éme siècle à l’abri de l’insécurité .
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Néanmoins, Valensole souffrit des guerres de Religion au XVI ème siècle . Sous le contrôle du parti des « Guise « ( dont l’abbé de Cluny était membre), Valensole était Liguarde et fut souvent attaqué et assiégé par les troupes de Vins et de la Valette . La population protestante comme ses prédécesseurs les Juifs ( aux XIV ème et XV ème siècles) , fut harcelée, dispersée, massacrée ou forcée de se convertir au catholicisme . A la fin du 16ème siècle, corseté à l’intérieur de ses murs, le village s’agrandit par un « faux bourg « ( faubourg ) .

Trois grandes rues sont crées ( Grand’Rue, rue Sainte-Anne, la rue de l’Hôtel de Ville et rue Jules Ferry - ancienne rue des Religieuses rappelant l’existence d’un couvent d’Ursulines en 1642) . De nombreuses maisons de notables , de nobles, de bourgeois, de avocats, de riches marchands ou négociants date de cette époque remarquables par leurs portes en noyer sculpté aux heurtoirs en bronze.
Au XVIII éme siècle, l’hivernage de régiments militaires était fréquent, Valensole abritant jusqu’à 2000 soldats logeant chez l’habitant ou en bivouac ( en 1710 ) .
Au XVIII et XIXème siècle, le bourg va encore s’agrandir par la Promenade des Marronniers ( avenue Segond ), le cours Reynaud.
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Dans la rue de la Juiverie, on voit encore la porte en arc d’ogive du ghetto Juif, dans la rue Curet, l’ancien hôpital Saint-Jacques ( 1630 ) avec sa porte ogivale des XVI éme et XVII éme siècles . En ce lieu, on soignait les indigents, vieux, les femmes enceintes et les enfants abandonnés .

Ici aussi, les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle trouvaient un gîte .
La commune de Valensole est vaste, presque 13 000 hectares, deuxième de France après Arles . Il ne faut pas oublier que, depuis toujours, un quart de la population de la commune vit dans des hameaux ; Saint-Grégoire, Les Chabrands, Villedieu, le Bars, le Val d’Asse, le Riou ( où se célèbre encore la fête de la Trinité marquant la délivrance de Valensole de la peste de 1630-1631 ).
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Autour de Valensole le plateau, était généralement sec ( jusqu’à l’irrigation récente grâce aux eaux du Verdon ) .
A VALENSOLE, bâti sur un réseau de sources, l’eau abonde comme l’attestent les deux fontaines rondes avec leurs lavoirs, restaures en 1681, la fontaine Sainte Catherine, la fontaine Segond ( 1821, don d’un négociant ) . Le puits du Doyenné dans la cour de l’église date lui de 1406, il évitait aux habitants la descente aux fontaines au bas de ville et garantissait leur survie en temps de siège .
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